Quelles sont les exceptions pour les activités de co-consommation ?

Rédigé par Solvo · sur la base des sources officielles · Publié le 29 août 2026

TLDR : Les activités de co-consommation en France bénéficient d’un régime de non-imposition si elles respectent deux critères principaux : la participation active du prestataire et le respect des coûts directs. Les personnes physiques peuvent en bénéficier, mais pas les personnes morales ou celles exerçant une activité professionnelle.

Conditions d'exonération

Pour bénéficier de l'exonération fiscale, les activités de co-consommation doivent respecter deux conditions cumulatives :

  1. Participation active du prestataire : Le prestataire doit également bénéficier de l'activité. Par exemple, dans le cas du covoiturage, le conducteur doit être un passager.
  2. Respect des coûts directs : Les sommes demandées ne doivent pas excéder la part des coûts directs engagés, à l'exclusion de la part du prestataire.

Si l'une de ces conditions n'est pas respectée, les revenus deviennent imposables selon les règles de droit commun.

Qui peut bénéficier de l'exonération ?

L'exonération fiscale pour les activités de co-consommation s'applique uniquement aux personnes physiques qui partagent des frais dans le cadre d'activités auxquelles elles participent activement. Par exemple, un automobiliste qui propose un covoiturage et demande une contribution pour l'essence et les péages bénéficie du régime avantageux, à condition de ne pas réaliser de profit et de participer au voyage en tant que passager.

En revanche, ne bénéficient pas de l'exonération :

Activités exclues du régime de co-consommation

Toutes les activités de partage ne relèvent pas du régime avantageux. Sont expressément exclues :

Dans ces cas, les revenus sont imposables selon les règles ordinaires (impôt sur le revenu, TVA si applicable, etc.). Les plateformes doivent signaler ces transactions si elles dépassent les seuils prévus.

Documentation et preuves à conserver

Pour bénéficier de l'exonération, il n'est pas nécessaire de faire une déclaration spécifique, mais il est possible de conserver des preuves qui démontrent :

En cas de contrôle, l'administration fiscale peut demander ces documents pour vérifier que :

Il n'existe pas de formulaires prédéfinis pour cette documentation : des justificatifs clairs et traçables suffisent.

Différences avec d'autres activités de l'économie collaborative

La co-consommation se distingue des autres activités de l'économie collaborative par deux éléments clés :

  1. Absence de but lucratif : Dans la co-consommation, l'objectif est de partager les coûts, et non de générer un profit. Par exemple, partager les frais d'un taxi entre amis est de la co-consommation ; proposer des trajets payants comme un service est une activité entrepreneuriale.
  2. Participation conjointe : Le prestataire doit bénéficier du service avec les autres. Louer une chambre de sa maison tout en habitant dans une autre partie du logement n'est pas de la co-consommation (cela relève plutôt du régime des locations meublées).

Ces différences sont cruciales pour déterminer si une activité est exonérée ou imposable.

Contenu informatif, ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé.

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Sources officielles

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